Contes de Yurimm, 2ème chapitre : La Louve et les sept enfants

Bienvenue dans le second chapitre des contes de Yurimm. Avec un jour de retard, mais je suis en pleine révisions. Je m’y prendrai plus à l’avance la prochaine fois.
J’ai mis les images après le texte ce coup-ci. Du coup, pour combler entre mon intro et le début du texte… Hmm… Transition musical no jutsu.



Il y avait vraiment du yuri !?! Contes de Yurimm pour jeunes femmes.

La Louve et les sept enfants.

Le département d’édition a fait quelques recherches et détermina que ces effrayants contes de Grimm étaient en vérité des histoires d’amour entre filles ?! 

Les contes de Yurim relatent les véritables histoires derrières les contes de fées que nous chérissons tous. Le 2ème épisode de cette très populaire série est l’histoire de sept enfants qui tombent sous l’étreinte d’une louve affamée .

Il était une fois sept enfants dont les toisons étaient aussi belles que la neige. La plus âgée des filles surveillait ses sœurs à la place de leur mère, morte en donnant naissance au deux plus jeunes, deux jumelles. 
Ses petites sœurs étaient de véritables garçons manqués, bien trop curieuses pour leur propre bien. Quand l’aîné devait quitter la maison pour quelques affaires urgentes, elle se retrouvait rapidement rongée par l’inquiétude. 
“Si un étranger venait à frapper à la porte, ne lui ouvrez sous aucune circonstance,” leur instruisait-elle fermement avant de partir. 
Il y avait une raison particulière à cet avertissement : dans la forêt au-delà du village vivait une louve dont l’abjecte réputation de coureuse de jupon n’était plus à faire. Cette beauté froide et inconstante vole les cœurs des jeunes filles les uns après les autres et les mange pour le dîner, asservissant les filles d’un clignement d’œil. Et elle avait entendu parler des sept jolies sœurs, et cherchait furtivement une opportunité pour les prendre au piège. “Si je les récupère toutes d’un coup, ça me fera un grand Harem !” 
La seul pensée de son méfait était suffisante pour qu’elle en ai l’eau à la bouche.
-remue-

La Louve conçut un plan. Après que l’aîné soit partie, elle frappa à la porte de la maison des enfants.
“Je suis rentrée, vous toutes ! C’est votre grande sœur. Ouvrez la porte, s’il vous plaît !” 
“Vous mentez ! La voix d’onee-sama est bien plus claire que ça, tel le son d’un clochette.”
“Et les mains d’onee-sama sont aussi blanche que la nouvelle neige !” objectèrent les filles.
“Argh, ça m’agace !” La louve a toujours été d’un naturel rustre. S’en remettant à la force, elle brisa la porte avec un maillet en bois.
“Eeeek!”

Un cri perçant… … Ce n’était pas, pourtant, un cri aigu. 
“C’est incroyable !”
“Vous êtes si cool !” 
Les enfants tombèrent immédiatement sous le charme sauvage et froid de la louve. Allait-elle dévorer leurs cœurs à chacune d’entre elles ? 
Mais non ! Car les deux plus jeunes, les jumelles, s’étaient réfugiées dans l’horloge de leur grand père.
“Chii-nee-chan, qu’allons nous faire ? Elle a emmené tout le monde.” 
“ça va aller. Là, serre fort ma main. Je ne laisserai jamais cette louve effrontée avoir ton cœur ! “ 
Leurs petites mains tremblaient d’une faible étreinte. 
“Chii-nee-chan… Je t’aime.” 
Certes, la Louve n’avait aucune chance de vaincre les cœurs liées des jumelles, qui s’aimaient réellement l’une l’autre.

L’aîné eut un sacré choc quand elle rentra de ses courses pour retrouver la maison déserte.
“Où êtes-vous donc parties, les enfants ? Allons, sortez vite !”
Elle appela leurs noms, un par un, mais n’obtint aucune réponse. Quand elle en vint à nommer les deux plus jeunes, deux têtes penchés sortirent hésitantes de l’horloge, serrées ensembles.
“Onee-sama ! Cette Louve sans vergogne est venue de la forêt et a enlevé tout le monde au loin.” 
“Quoi ?! “
La grande sœur était incandescente de rage. Sans même penser à sa propre sécurité, elle se rua vers la maison de la louve.
“Que faites-vous à mes douces petites sœurs ? Rendez-les moi !”
Yeux froids et magnifique peau blanche, comme les rumeurs le disaient ; la louve n’avait posé ses yeux qu’un instant sur la grande sœur que son cœur se mit à battre.
“Qu’est ce que..?”

La Louve ne s’était jamais sentie ainsi auparavant. Perturbée, elle cacha ses troubles nouveau derrière un visage calme.
“S- Si tu acceptes d’être avec moi, je te rendrais tes sœurs.”
La grande sœur fixa la louve, la regardant droit dans les yeux. Les yeux de la Louve, qui avaient piégé multitude de filles, étaient soudainement abattus par la honte. Et en cet instant, la grande sœur aperçu la solitude de la Louve : la solitude de quelqu’un qui flirte de fille en fille, sans jamais connaître le véritable amour.
“Très bien. Je suis la mère de ces filles ; acceptes-tu de prendre le rôle du père ?”
“Mais bien sûr, ma chère princesse !”
La louve fit glisser la grande sœur dans ses bras, et scella leurs vœux d’amour éternel d’un baiser sur la joue. Le bouquet de mariage de l’aîné atterrit dans les mains des plus jeunes sœurs…

Et ils vécurent tous heureux pour toujours.

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